Repetto

dimanche 11 mai 2014 | |



Nous sommes en 1947, Rose Repetto crée ses premiers chaussons de danse à la demande de son fils et célèbre danseur étoile Rolland Petit, ce dernier ne supportait plus de danser avec des chaussons mal adaptés. Ainsi, Rose confectionna des chaussons au confort inégalés permettant l'exécution des pas de danse avec une aisance sans pareille. 

Par la suite, la maison Repetto ouvre sa première boutique rue de la paix à Paris en 1959, lieu où nombre de danseurs trouveront leur bonheur. La même année, une ancienne danseuse, Brigitte Bardot, pousse la porte de l’atelier pour commander une chaussure de ville aussi souple et confortable qu’un chausson de danse, c’est ainsi que la ballerine de ville « BB » est née. Les années 70 arrivent et Serge Gainsbourg devient ambassadeur de la marque en portant les « Zizis », modèle phare que Rose Repetto avait produit pour sa belle-fille Zizi Jeanmaire.

Après le décès de Rose en 1984, la maison Repetto s'essouffle économiquement, la nouveauté n'est plus au rendez-vous et les consommateurs se tournent vers d'autres marques "plus modernes". A la veille du deuxème millénaire, Jean-Marc Gaucher reprend les reines de la société et à pour but de dynamiser la maison. Au début des années 2000, les ballerines refont surface sur les pages de magazines. Elles deviennent très vite l’objet de toutes les convoitises conduisant Repetto au sommet de sa notoriété. Celle-ci devient à une marque de référence dans son domaine notamment auprès des étrangers qui se battent rue de la paix afin d'obtenir le saint graal. Pour satisfaire cette demande grandissante, la marque accroit la taille de son usine située dans le sud de la France et propose à ses clients la création d'une ballerine entièrement personnalisée, du cuir jusqu’à la couleur des lacets. Les collaborations pointues s’enchainent (Issey Miyakey, Yoghi Yamamoto, Comme Des Gacons, Karl Lagarfeld) et la marque confectionne une ligne de maroquinerie. Pour la première fois en 2012, la maison Repetto propose une ligne de vêtements, inspirée du vestiaire de la danseuse. Ce sont “Les pièces iconiques, intemporelles et pures, racontent l’allure féminine, légère et gracieuse. Celle d’un corps au mouvement sublime”. La styliste nommée à la tête de cette garde-robe n’est autre qu’Emilie Luc Duc, la designer qui a sue réveiller la maison Rodier. En 2013, la marque lance son parfum "le premier parfum" avec pour égérie Dorothée Gilbert, une danseuse étoile à l’Opéra de Paris.

Et pour finir voici quelques chiffres: aujourd’hui, Repetto c’est environ 60 millions d’euros de chiffre d’affaire dont 60% provient de l’exportation et plus de 50 boutiques propres dans le monde. Un succès à faire pâlir plus d'une danseuse.


Pictures: Repetto

2 commentaires :

Polina a dit…

Autant dire que cette maison a su renaître de ses cendres en proposant un univers particulier, une signature qui lui est propre.

aubonheurdesdames a dit…

Ah les Repetto valeur sûre, classe élégance. J'aime j'aime j'aime surtout en ancienne danseuse :-)

Bises

http://aubonheurdesdames-leblog.fr

Enregistrer un commentaire